SE RELIER, SE METTRE EN MOUVEMENT, SE MOBILISER EN CONSCIENCE, AVEC COEUR ET AMOUR

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  • Nos projets

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  • La Révolution du Sourire comme racine

    [vc_row css= ».vc_custom_1523538060944{background-image: url(https://cheznous.codesocial.org/wp-content/uploads/2018/04/IMG_20180325_140005.jpg?id=1935850) !important;background-position: center !important;background-repeat: no-repeat !important;background-size: cover !important;} »][vc_column width= »1/6″][/vc_column][vc_column width= »2/3″ css= ».vc_custom_1523537179488{background-color: rgba(79,79,79,0.48) !important;*background-color: rgb(79,79,79) !important;} »][vc_column_text font_family= »Cabin » color= »#ffffff »]

    “La Révolution du Sourire” est venue d’un cri du cœur,  d’une volonté de qualifier l’action et de lui donner du sens.Une façon de « ré-habiter » les lieux de proximité et le quotidien d’une énergie positive, de redonner la place aux rêves dans des actions concrètes, de comprendre qu’il suffit de mettre un petit nombre de paramètres en place pour faire reculer l’individualisme dont le monde souffre, de repousser les limites et d’augmenter le champ des possibles.Marcher sur des utopies, c’est, à force de conviction et de travail, leur donner corps. Travailler sans relâche sur la transversalité évidente de la vie. Fonder l’action sur l’échange et le partage, une non-violence active et déterminée prenant sa source dans une “spiritualité ouverte”. En fait, participer activement à la construction d’un monde de paix fondé sur le respect des êtres humains et de la nature. (Mathieu Coste – juin 2001)

    La SAS ChezNous a été crée pour construire un mode opératoire afin d’incarner les objectifs décrits dans la « révolution du sourire ».

    [/vc_column_text][vcex_spacing size= »10px »][vcex_heading text= »La Révolution du Sourire est devenu le nom d’un Jeu de Société dans la vraie vie … un Jeu joyeux pour développer la qualité de vie pour tous  » tag= »h4″ text_align= »center » color= »#ffffff »][vcex_spacing size= »10px »][vcex_button url= »https://cheznous.codesocial.org/revolution-sourire-jeu-de-societe-vraie-vie/ » target= »blank » layout= »block » size= »medium » align= »center » color= »orange »]Découvrez le ….[/vcex_button][/vc_column][vc_column width= »1/6″][/vc_column][/vc_row]

  • Compte Rendu Assemblée Générale 13 Févrirer 2016

    Bonjour,

    Samedi a eu lieu la première Assemblée Générale dans la vie de ChezNous. L’objectif de cette assemblée générale était de permettre la poursuite de l’activité. En effet au moment de la création de la SAS, j’avais choisi symboliquement une durée de vie de 3ans pour la SAS. Cette période était un signal fort afin de faire de ces trois premières années d’existence une période afin de valider les intuitions portées dans le projet.

    La question qui fut posée aux associés était : A la vue du bilan général des trois premières années d’exercice et des perspectives concrètes de développement, êtes-vous d’accord pou que ChezNous modifie ses statuts, afin de modifier sa durée d’existence de 3 à 99 ans et afin que soient nommés les membres du conseil des sages pour organiser collectivement une assemblée générale au printemps 2016 qui aura pour objectif la validation définitive des comptes 2013/ 14/15 et  du plan de déploiement 2016/2017/2018 ?

    Sur la base de la présentation autour du bilan et des perspectives et des échanges  qui ont suivi, la réponse fut unanime pour les sociétaires présents : de nouveaux statuts seront déposés au greffe afin de valider un nouvel objet et une nouvelle durée pour permettre à ChezNous de mettre en place son plan de déploiement sur la base d’objectifs précisés.

    Sur la base de la modification statutaire,

    • j’ai été élu pour 5 ans au poste de président
    • les membres du conseil des sages ont été élus. Il s’agit de Mike Metz, Solange Saint Arroman, Thibault Mangeard, Timothy Duquesne. Grégory Maubon a été tiré au sort afin de représenter les associés dans le “ring de gouvernance”.

    Cette assemblée générale a aussi validé le principe d’une Assemblée générale au printemps 2016 afin de

    • affiner les statuts si besoin
    • de valider définitivement les comptes 2013/2014/2015 (voir bilan et perspectives du modèle juridique et financier)
    • de valider dans le détail le plan de déploiement construit sur les axes stratégiques validés (Café des Pixels, Ecosystème, La Maison de ChezNous….)
    • de valider le contrat de licence de marque entre Mathieu et ChezNous
    • de valider le plan de financement du déploiement des activités

    Je suis très heureux de la confiance qui m’a été renouvelé sur les bases de perspectives précises et partagées. Je suis très heureux de sentir l’énergie se déployer dans ChezNous. Comme on dit souvent … “ce qui ne tue pas rend plus fort” … alors vous l’aurez compris je ressent une très grande force collective qui ne demande plus qu’à se déployer.

    Qui a prit part à l’assemblée générale

    Sociétaires Présents

    Mathieu Coste

    Guillaume Rouyer

    Christian Bruere

    Sébastien Tardy

    Michel Bernand Mantel

    Luc Bizeul

    Agoraction (société représenté par Luc Bizeul)

    Sociétaires ayant donné pouvoir

    Gaelle Ternisien

    Gilles Ternisien

    Antonin Léonard

    Solange Saint Arroman

    Thomas Hémery

    Grégoy Maubon

    Sophie Point

    Olivier Grue

    Armel Lecoz

    Thibault Mangeard

    Albert de Pétigny

    Mike Metz

    Pierre Bernard

    Observateur

    Clément Dicioccio

    Ordre du jours :

    Répondre à la question centrale posée :

    A la vue du bilan général des trois premières années d’exercice et des perspectives concrètes de développement, êtes-vous d’accord pou que ChezNous modifie ses statuts, afin de modifier sa durée d’existence de 3 à 99 ans et afin que soient nommés les membres du conseil des sages pour organiser collectivement une assemblée générale au printemps 2016 qui aura pour objectif la validation définitive des comptes 2013/ 14/15 et  du plan de déploiement 2016/2017/2018 ?

    Mise en oeuvre de la gouvernance avec l’élection du président et des premiers membres du conseil des sages

    Résultats

    100% des sociétaires présents ou représentés ont validé la poursuite de l’aventure à la vue du bilan et du plan stratégique présenté. Les sociétaires présents valident l’organisation d’une assemblée générale pour le printemps 2016 afin de valider définitivement les comptes 2013/ 2014/ 2015 ainsi que le plan de déploiement et les prévisions 2016.

    Gouvernance:

    Mathieu Coste est élu président

    Solange Saint Arroman, Thibault Mangeard et Mike Metz sont élus au conseil des sages

    Grégory Maubon a été tiré au sort pour représenter les associés au conseil des sages.

    dessin réalisé par clément lors de l'AG
    dessin réalisé par clément lors de l’AG

    Sommaire

    Qui a prit part à l’assemblée générale

    Sociétaires Présents

    Sociétaires ayant donné pouvoir

    Observateur

    Ordre du jours :

    Répondre à la question centrale posée :

    Mise en oeuvre de la gouvernance avec l’élection des membres du conseil des sages

    Résultats

    Gouvernance:

    Déroulé de l’AG

    Rappel du Contexte Général

    Le Bilan Express de la période 2013/ 14/ 15

    Les Perspectives sur les bases d’un projet actualisé

    + Une nouvelle identité

    + Un objectif précis

    + Un projet remarquable et reconnu par

    + Un objectif ambitieux dans un moment opportun

    + Une temporalité et une stratégie maîtrisée

    + une méthode singulière : Le Jeu des Communs… un jeu de société pour faire la transition

    + Les Cafés des Pixels pour Initialiser de la dynamique: recruter lieux relais, les contributeurs, les abonnés.

    + Ce que ChezNous vend :

    De l’animation :

    + Du contenu :

    + Ce que ChezNous distribue :

    Un Catalogue Contributif construit par l’écosystème (voir présentation de l’écosystème)

    Bilan et perspectives par rapport aux modèles du CodeSocial

    Modèle Social et Humain

    + Un modèle de communauté à préciser et à valider

    + DRRH (inter-être, animation, qualité de vie…)

    + Richesses immatérielles

    Modèle Économique

    + Richesses en euros (voir modèle juridique et financier)

    + Richesses immatérielles (voir modèle social et humain)

    Modèle Écologique

    Modèle Artistique et Culturel

    Modèle technologique

    Modèle Juridique et financier

    Conclusion

    Déroulé de l’AG

    Rappel du Contexte Général

    + De l’intuition au déploiement …De la révolution du Sourire à ChezNous :  la préparation de la cellule souche… 15 ans sans relâche pour l’auteur.

    + De grandes difficultés liées à la présence de nombreuses innovations sociétales et un renouvellement en profondeur de notre socle technologique.

    + Une détermination amplifiée par une situation sociétale plus que préoccupante…. une intuition très forte que nous avons entre les mains un objet important.

    + Une ambition très forte avec un chiffre d’affaire de 3,5 M dans 3 ans

    Le Bilan Express de la période 2013/ 14/ 15

    • – : très dur , endettement de l’auteur, pressions fortes sur la famille de l’auteur, situation comptable et juridique pas stabilisée, position sacrificielle de l’auteur pas durable
    • + : renouvellement du projet reconnu par les pairs, projet précisé et prêt à se déployer, édition de l’avenir des pixels, fond conceptuel reconnu (, matrices de richesses, pyramide inversée, inform”action, Système d’information Territoriale) enrichissement immatériel de ChezNous, Ecosystème fort de partenaires opérationnels, prévisions hautes de CA, impact très important en perspective,  confiance renouvelé en l’auteur, premier territoire de déploiement préparé avec soin.

    Les Perspectives sur les bases d’un projet actualisé

    + Une nouvelle identité

    D’un service de conciergerie de proximité ChezNous devient un éditeur de médias et  de toutes oeuvres de l’esprit… le service de conciergerie, un des services de son catalogue contributif. ChezNous est un écosystème de médias locaux contributifs construit comme un bien commun pour développer la qualité de vie et accompagner la transition dans le sens de l’intéret général

    Un Média d’inform’action animé par un Jeu de Société nommé le Jeu des Communs.

    Une offre de médiation active sur le numérique, l’économie collaborative, la transition, la qualité de vie…. Un offre de médiation pour la mise en oeuvre d’une système d’information territorial en bien commun .

    Les habitants s’abonnent (3,5 par mois pour un particulier) à un média qui va

    • les informer sur la révolution numérique, les transitions
    • leur donner le pouvoir d’agir et de contribuer en s’enrichissant
    • les divertir
    • les former
    • leur proposer des produits et des services

    + Un objectif précis

    3,5 millions d’euros /mois d’ici trois ans soit 1millions d’abonnement mensuel à 3,5 euros d’ici trois ans auxquels on peut ajouter les ventes faites par le colporteur sur les produits et services du catalogue contributif.

    • Année 1 : 1000 lieux relais de ChezNous et 10 abonnés par lieu = Abonnement 10 000 abonnées
    • Année 2 : 5000 lieux relais de ChezNous et 20 abonnés par lieu = 100 000 abonnées
    • Année 3 : 20 000 lieux relais de ChezNous et 50 abonnés par lieu = 1 000 000 abonnées

    + Un projet remarquable et reconnu par

    + Un objectif ambitieux dans un moment opportun

    • déploiement rapide avec l’opération médiathèque (vente du livre ADP et organisation de “café des pixels” dans chaque médiathèque)
    • déploiement conjoint avec le développement de l’écosystème
    • situation politique et économique propice

    + Une temporalité et une stratégie maîtrisée

    • un trimestre pour affiner la proposition et enregistrer les premiers abonnements financés par la vente des 800 exemplaires restants et par le début de la commercialisation du catalogue contributif et l’entrée de nouveaux sociétaires pouvant financer le développement par des avances en compte courant d’associés.
    • le reste de l’année pour atteindre l’objectif en se basant sur :
    • l’opération médiathèque
    • le développement de l’écosystème

    + une méthode singulière : Le Jeu des Communs… un jeu de société pour faire la transition

    • des joueurs
    • des outils
    • Slack + wiki + drive + communecter
    • des méthodes
    • permaculture, intelligence collective, serious game
    • des missions
    • La Maison de ChezNous
    • L’opération médiathèque
    • Les Cafés des Pixels
    • L’avenir des Pixels
    • Communecter
    • Le Média
    • Le Jeu
    • L’écosystème (mangroov)
    • Les Nouveaux Colporteurs
    • des matrices de richesses

    + Les Cafés des Pixels pour Initialiser de la dynamique: recruter lieux relais, les contributeurs, les abonnés.

    Les cafés des pixels sont des rencontres physiques d’échanges autour du livre augmenté de Timothy et plus généralement sur les transitions.

    • ChezNous se déploie sur le territoire, notamment grâce à l’organisation de cafés des pixels. Les café des pixels sont des rencontres organisées en partenariat avec les acteurs du tissu local, en particulier les médiathèques.. un café des pixels est initié par un lecteur de “l’avenir des pixels est entre nos mains”
    • A l’occasion du café des pixels, un échange s’instaure avec des citoyens soucieux des enjeux numérique et territoriaux. Les colporteurs de ChezNous ont pour objectif de montrer le potentiel des nouvelles TIC en termes de dynamiques locales ainsi que les enjeux en terme d’éthique et de transition. Les colporteurs de ChezNous organisent ces rencontres sur le territoire. Pendant la rencontre, il explique la démarche qui l’inspire. Il rappelle l’existence du livre-manifeste et l’écosystème auquel il appartient. Il fluidifie les échanges.
    • Si des citoyens intéressés, mise en place du next step … La première mission : Initialisation du système d’information local et de son média contributif !!!
    • L’objectif des cafés des pixels est de permettre aux spectateurs / utilisateurs et créateurs de reprendre en main pacifiquement le destin de notre océan de pixels et d’avoir une plus grande emprise sur celui du monde en :
    • sensibilisant au fait que le destin du monde physique est lié à celui de l’océan de pixels.
    • donnant les clefs de compréhension du pouvoir de chacun dans l’écriture du scénario de l’avenir de notre océan de pixels, donc de celui du monde.
    • montrant le potentiel des nouvelles TIC en termes de dynamiques locales ainsi que les enjeux en terme d’éthique et de transition.
    • Jardinage de la dynamique : Recrutement et accompagnement des premiers abonnés & contributeurs.
    • Lancement d’autres missions
    • Lancement de dynamiques inter-territoires
    • Éditorialisation de la communication autour des dynamiques naissantes afin de recruter de nouveaux contributeurs :
    • Citoyens
    • Entreprises
    • Associations
    • Collectivités

    + Ce que ChezNous vend :

    De l’animation :
    • Pitch :

    Potentiellement, les territoires peuvent être conçus comme des terrains de jeu pour les citoyens qui les habitent. L’enjeu est de gamifier la production des dynamiques de territoire, et d’inciter ainsi les citoyens à en devenir acteur : En lançant ou en participant à des missions qui contribueront à faire vivre le territoire. Pour amorcer la dynamique, ChezNous propose à chaque fois de lancer la première mission : Un café des pixels.

    • Business Model

    + Charges: rétribution des contributions (carto parties, nouveaux colporteurs, animation, documentation, production, les maisons de ChezNous)

    + Recettes: pourcentage “usage”et infra de l’abonnement

    • Actions

    + Commercialiser dans les 2 premiers mois 10 cafés des pixels à 250€, les préparer, les animer, les documenter (transmedia), recueillir les feedbacks des participants.

    + Concevoir une documentation clé-en main pour rendre possible l’auto-organisation des cafés des pixels.

    + Concevoir des supports de communication qui seront utilisés dans le cadre d’un mailing global en direction de toutes les médiathèques.

    + Permettre l’auto-organisation à grande échelle de cafés des pixels (ex : discosoup)

    + Permettre le recrutement et l’animation des contributeurs et abonnés via la mise à disposition des outils, supports de comm’, méthodologies appropriées.

    + Du contenu :
    • Pitch :

    + Veille, curation et production de contenus éditorialisés par des communautés de pratiques.

    • Business model

    + Charges : Système d’information, Rétribution des contributions (les colporteurs, les journalistes, les outils …)

    + Recettes : Pourcentage usage et info de l’abonnement

    • Actions :

    + Mise en place d’instances de type macommune.cheznous.coop

    + Constitution des communautés de pratiques

    + Au niveau méta (ChezNous.coop) : Territoires d’intérêts : L’alimentation par exemple

    + Au local local (issoire.cheznous.coop): Territoires d’intérêts (L’alimentation à Issoire par exemple)

    + Produire du contenu éditorialisé

    + Ce que ChezNous distribue :

    Un Catalogue Contributif construit par l’écosystème (voir présentation de l’écosystème)

    Bilan et perspectives par rapport aux modèles du CodeSocial

    Modèle Social et Humain

    rappel du modèle social et humain du CodeSocial

    + Un modèle de communauté à préciser et à valider

    • Pyramide inversée
    • CodeSocial
    • Statut / Gouvernance : La proposition est faite de continuer à assurer le développement de la SAS sur le principe du Jeu des communs. En plus de la présidence, nous avons précisé la composition du conseil des sages.
    • Présidence renouvelée à Mathieu Coste : l’animation du dispositif de gouvernance est sous la responsabilité du président.
    • Conseil des Sages: Harmonisation et hiérarchisation des décisions, mise en place des actions. Dans la pratique les membres du conseil des sages sont les personnes les plus actives de chacune des commissions qui fonctionnent comme des missions. Il s’agit le plus souvent de poser un regard de s’assurer de la mise en dynamique. Comme dans l’ensemble du Jeu les contributions sont valorisées dans les matrices de richesses.

    + DRRH (inter-être, animation, qualité de vie…)

    • Bilan : moyen .

    Développement chaotique et difficile à suivre pour certain. Projet anxiogène pour certain et motivant pour d’autres. Projet sans gestion quotidienne collective. Construction de la documentation du projet et développement du sentiment d’appartenance. Liens forts et durables.

    • Perspectives: Très bonne :

    Le modèle étant devenu opérationnel nous allons pouvoir nous concentrer sur l’incarnation de notre modèle social et humain. Avec un meilleur accueil des membres, une communication régulière, une mise en valeur des richesses de chacun, une attention aux besoins de chacun, un traitement suivi des demandes….une attention forte sur l’inter-être au sein de la communauté.

    + Richesses immatérielles

    Reconnaissance
    • bilan: Bon …

    ChezNous se fait un nom dans les réseaux mais on attend le passage à l’acte et pour le moment le projet est très/trop centré sur Mathieu.

    • perspectives: Très bon.

    La précision du modèle de communauté, le lancement de l’opération médiathèque, l’avenir des pixels, la maison de ChezNous,  le lancement du média,va entraîner une ’augmentation des membres en jeu va permettre de concrètement montrer le côté opérationnel et joyeux du dispositif.

    Capital Humain
    • bilan: Mitigé:

    éprouvant pour Mathieu et Gaelle. Déroutant pour certains, un peu fou pour beaucoup. De nombreuses et importantes contributions. De la bienveillance et un peu de méfiance. Une confiance forte en l’auteur.

    • perspectives: Très bonne :

    Une fois lancé les énergies pourront se déployer afin que l’inter-être, la créativité, l’intelligence collective se déploient

    Qualité de vie
    • bilan
    • perspectives
    Connaissance
    • bilan: Très  bon

    reconnaissance des concepts fondamentaux créés dans le contexte de ChezNous: CodeSocial, Matrice de Richesses, Catalogue Contributif, Pyramide inversée, SIT

    • perspectives: très bonne;

    La dynamique amorcée avec l’écosystème permet d’imaginer un fort développement, approfondissement et opérationnalisation des concepts

    Modèle Économique

    + Richesses en euros (voir modèle juridique et financier)

    • Bilan Mitigé.

    Charge importante pour sur la maison de ChezNous, très peu de rentrées, endettements personnels de l’auteur entraînant des pressions familiales, investissement de certains sociétaires. Situation de trésorerie très tendue. Moments très compliqués, voir extrême à vivre. Procès  avec la banque. (voir modèle financier). Pas de dettes fournisseurs.

    • Perspectives ambitieuses et réalisables.

    Vente des livres, prestations SIT,CodeSocial, catalogue contributif, abonnements mensuels, avances en compte courant d’associés> lien vers document étude des flux

    + Richesses immatérielles (voir modèle social et humain)

    Modèle Écologique

    • Bilan : Moyen
    • Perspective : Très bonne

    Avec le développement des maisons de ChezNous … nous allons construire une réseau de “micro fermes pédagogique” basée sur la permaculture

    Modèle Artistique et Culturel

    • Bilan : Bon

    Nous sommes devenu éditeur et avons accompagné  et soutenu Tim dans l’écriture de l’Avenir des Pixels est entre nos mains. Nous avons organisés des activités remarquables à la maison de ChezNous. ( Guy Lalière, Patrick Fishman)

    • Perspectives: Très bonne

    Avec le lancement et le développement du média nous allons pouvoir proposé un nouveau canal de diffusion pour les auteurs. Un canal proposant une nouvelle proposition de valeur pour tous les acteurs de la création. Nous allons pouvoir participer à la production de contenus originaux …

    Modèle technologique

    • Bilan : Bon

    Nous avons su réagir après la disparition brutale de Nearbee (notre partenaire technologique d’origine) pour construire en environnement technologique de premier ordre.  Nous avons réussi à construire les bases d’un système d’information puissant basé sur l’externalisation tout en gardant la maîtrise de notre communication externe et interne.

    • Perspective: Très bon

    Nous participons au lancement de deux gros projets Web : Communecter + AV

    Modèle Juridique et financier

    • Bilan : très compliqué mais très encourageant

    Nous avons essuyé les plâtres et bénéficier d’aucun soutient tangible dans un premier temps. Nous avons avancé sur la base d’intuition sans réussir dans un premier temps à être soutenu.

    Notre modèle juridique basé sur le CodeSocial / Matrice de richesses / Pyramide inversée… a mis du temps à être reconnu … un temps très compliqué avec un procès avec le crédit agricole, des relations compliqués avec l’expert comptable…

    Le financement du projet s’est fait sur la base de la confiance de son réseau (amis, famille) en l’auteur .

    • Perspectives: Très bonne

    Le modèle est enfin reconnu et va même devenir une source de revenu pour ChezNous dans le cadre de potentiel accompagnement de structures voulant développer des “entreprises communautaires et sera distribuée par le catalogue contributif

    L’indépendance vis à vis des banques va se construire par la construction d’un réseau de financeurs bienveillant par un système d’avance en compte courant d’associés

    Conclusion

    En préparant cette AG j’ai vraiment pris conscience de la richesse que nous avons créé collectivement. C’est une cellule souche avec encore quelques fragilités mais des perspectives très solides sont là. Il me semble que les actions à mettre en oeuvre dans les prochains jours sont claires.

  • Le développement de ChezNous : une histoire d’écosystème

    ChezNous veut se développer à travers une économie d’écosystème représenté par ses partenaires. L’ensemble des partenaires de ChezNous représente un écosystème de compétences et de talents d’une grande complémentarité.

    Cet écosystème est basé sur les notions de biens communs et de développement territorial. Il est un partenaire naturel des collectivités territoriales, des organismes d’état et des acteurs économiques traditionnels.

    Cet écosystème propose un dispositif complet d’animation territoriale basé sur la participation de l’ensemble des habitants.

    Le Jeu de Territoire proposé par ChezNous est un dispositif d’animation territoriale basé sur une démarche ouverte d’économie contributive. Il permet aux habitants de poser des questions et de construire les réponses de façon contributive en s’enrichissant et tout en participant à l’enrichissement du territoire.

    Le Jeu propose l’utilisation de matrices de richesses, afin de permettre la visualisation de l’ensemble des flux de richesses. Il permet de valoriser le travail et l’activité de chacun même en dehors de l’emploi. Il permet de construire collectivement la transition nécessaire face aux enjeux de la transition énergétique et de la révolution numérique. Il s’attache à permettre aux communautés locales de construire leur souveraineté et développer leur capacité d’autonomie (alimentaire, énergétique, informationnelle).

  • Provisions et emprunts : deux organisations spatiotemporelles

    L’emprunt sur le milieu naturel

    Depuis quelques temps, on est inquiet pour les thons : l’espèce du thon rouge en méditérannée est sur le point de disparaître à l’état naturel (voir ce lien illustrant ce sujet) . Heureusement, des mesures de régulation et l’arrivée de quotas permet actuellement de gérer le nombre de thon, et de conserver l’activité de la pêche.

    Des navires bourrés de haute technologie, d’une valeur conséquente, doivent être amortis en ramenant leur ratio de pêche. En achetant le navire, on prend directement un crédit, sur la population de thons; le remboursement du crédit dépend du nombre de thons pêchés : acheter un équipement pour pêcher le thon, c’est prendre un emprunt sur le futur du milieu naturel.

    Provisions

    De petites structures, toujours dans le monde agricole, fonctionnent sur le système des provisions : il s’agit de récupérer des graines ou des matières appropriées à la culture que l’on souhaite mettre en place, permettant ainsi d’assurer la saison suivante. Pour organiser les provisions, on pratique l’épargne. On peut faire évoluer ses cultures, selon l’évolution des conditions au fil des années, repérer de nouvelles façons, et à ce titre profiter de la biodiversité. Celle-ci est alors exploitable et nécessaire pour l’équilibre sur le long terme. Cela vaut peut-être l’expression « épargner la nature »…

    Des avenirs différents

    Cette logique peut aller très loin, par exemple en arboriculture, où des plantations sont réalisées pour ‘l’usufruit‘, et non pas le ‘profit’, de générations plus lointaines (parfois 3 générations). Entre emprunts et usufruit, l’avenir est donc différent. Dans le cas de provisions, si les conditions naturelles sont défavorables, on peut toujours être actif pour s’adapter. On profite alors de la diversité du milieu. Dans le cas d’un crédit, il est très difficile d’évoluer sous la pression : les traites passent très vites, et sont irréversibles. Emprunt ou provision, la sémantique est très nuancée. Cependant, le milieu naturel semble directement être concerné.

    Repères : 

    – Organisme : CCFD Terre Solidaire

    – Articles : La pêche au Thon

  • La transmission de connaissances dans le rural

    La structure traditionnelle de transmission dans le monde rural, s’est toujours appuyée sur le passage de connaissance entre générations. Ce passage de connaissance, doublé d’une solidarité au profit des plus agés, a été rompu pour des raisons bien expliquées, lors de la période de l’exode rural. Ceci a occasionné une révolution profonde des pratiques agricoles orientées vers la productivité.

    Le mouvement de l’agriculture bio essaye de reprendre le fil de la transmission et de la solidarité, en changeant légèrement l’axe. Les deux principes retenus sont les formations et le woofing. Le Woofing est une technique de solidarité permettant de transmettre des connaissances non pas à des générations successives, mais à des personnes ayant d’autres territoires. L’échange entre territoires y est effectif, et le temps est apprécié autrement : il s’agit de juger si des graines de connaissances semées ici portent leurs fruits ailleurs au bout de quelques années.

    Le woofing hérite également d’une culture de l’échange existant dans le monde agricole. Le volume des exploitations pouvant profiter de cet apport de main d’oeuvre en ‘préformation’, non professionnelle mais attirée par les activités agricoles, des circuits de distribution locaux peuvent apparaître ou se développer : vente à la ferme, marché, création d’épicerie bio, restauration.

    L’agriculture reste un métier en prise avec les « Géants« , qui parfois jouent des tours, parfois apportent la profusion. Elle demande une structure sachant évoluer, et pour cela il faut avoir la possibilité de travailler collectivement. L’apport de la technique est forcément utile, mais le stade où elle occulte les éléments est peut-être à surveiller. A ce niveau, le web peut apporter, avec des idées comme le woofing, un surplus de connaissances permettant d’amortir l’évolution des situations dans le temps.

     

  • La lecture dans les cafés

    Dans les cafés, il y a encore 30 ou 40 ans, il y avait des bouquins. On pouvait passer sa journée au café, sans forcément boire, et feuilleter un atlas, un bouquin illustré ou pas, lire des nouvelles, autres que celles du journal. Il reste même encore quelques endroits où cela se trouve encore.

    Le café pouvait servir de relais en cas d’utilisation de transports en commun : l’un des aspects importants de l’utilisation des transports public est en effet la correspondance. Le temps d’attente pouvait être occupé par quelques heures dans un café. Il pouvait servir de lieu de rencontre, de découverte, de discussions pas forcément engageantes pour les interlocuteurs. La lecture est restée une bonne technique pour sympathiser dans un lieu public.

    Aujourd’hui, on est entouré par des myriades de bouquins d’excellente qualité, mais le lieu pour échanger la parole et relayer les émotions a un peu disparu. Une structure autour de cafés littéraires, librairies servant le café, rencontres temporaires, a essayé de reprendre ce qui semble être nécessaire aux échanges. Des initiatives comme le dépôt de livres dans les lieux publics  en Pologne, ont effleuré cette culture.

    Certains cafés, comme le Flore, sont restés célèbrissimes dans nos souvenirs. Les discussions entre artistes on fait le lit de mouvement culturels, parfois assez abstraits (Sartre, Prévert, Picasso, ou Dali sur la côte méditérannéenne), mais qui peuvent parfois manquer. Notre culture ayant évolué, ce genre d’espaces de discussion a disparu. Le numérique peut faire office de culture artistique abstraite, mais les conversations manquent autour des écrans et des consoles de jeux.

    ChezNous, avec ses éditions Transmédia, souhaite aider à évoluer vers de nouvelles utilisations des relais spatiaux, comme les cafés. L’Avenir des Pixels est entre nos mains, devrait préfigurer cette étape.

  • Le web et la musique

    Les ouvrages des Lumières furent conçus avec des plans.

    On peut même aller plus loin : Diderot,  parle dans son introduction d’arbre de connaissances. Lui même, a vu son encyclopédie comme une Mappemonde, où les lettres et les articles seraient des continents, dans lesquels on pourrait naviguer.

    Le plan comme base de nos réflexions

    Le plan est aujourd’hui utilisé pour structurer nos réflexions. Planifier ses actions, se faire un plan de charge pour organiser son oeuvre dans le temps, se faire un planning. Les informaticiens, eux, voient l’informatique comme une carte, parcourue de programmes : on a un urbanisme des données, des architectes. La carte mère de nos ordinateurs supporte des circuits intégrés, avec des bus qui distribuent les informations.

    La nature peut parfois nous dépasser. Le fait de composer avec elle peut être vu comme une faiblesse. Mais composer avec les éléments arrive vite lorsque l’on entre en action. Les personnes qui on construit le paysage, les paysans, jouaient avec les éléments (le vent, la terre, l’eau, le feu), afin d’en récolter les fruits.

    Le web : la musique ou le bruit ?

    Internet nous apporte une nouvelle culture et des liens, qui réorganisent complètement le monde de tout un chacun, en reconstruction par les langages informatiques.

    Tant qu’à étudier le champs sémantique, allons par là. L’informatique est aussi probablement une musique : transistors, disques (durs), claviers, touches, clés de claviers… entre lesquels circulent des décibels (ce sont les signaux à partir desquels sont créés les octets). Ces décibels sont aussi des bruits, et faire d’un bruit une musique, demanderait un bon compositeur. Peut-être trouve-t-on là la duplicité liée à l’informatique… Musical, cet outil est très ludique, il nous rassemble tous, et nous rapproche, de manière un peu irrationnelle et incontrôlée.  Mais bruyant, cet outil peut aussi nous manger, tel un monstre, et même manger notre culture. Le fil entre les deux, la musique ou le bruit, la composition ou la planification, est difficile à trouver.

    Composer avec le bruit dans la cité

    Les déplacements automobiles pourraient être limités grâce à l’informatique, avec le télétravail. Mais ceci demande une autre organisation que l’urbanisme en zones, en vogue aujourd’hui, et cette organisation a pu exister au 19 ème siècle, lorsque de nombreuses petites mains oeuvraient à la maison, pour des usines de manufacture.

    Sur un plan sensible, le silence nourrit, mais le bruit nous bouffe la santé. Sur un plan matériel, le silence est abominable, et le bruit est signe de vie. Dans la cité, le bruit vient énormément des déplacements. A partir d’une certaine dose, les bruits venants des déplacements sont nuisibles, alors qu’à des doses bien cadencées, les bruits sont souvent perçus comme des bonnes nouvelles.

    En fait, cette organisation accompagnerait un exode urbain, qui peu à peu semble s’organiser aujourd’hui. La mutation informatique, si elle est faite dans ce sens, pourrait permettre de réussir une transition énergétique : réduction des déplacements automobiles, et organisation de nombreuses relations par l’outil informatique. Entrer dans cette évolution est l’un des paris du chemin pris par ChezNous. Notre Officier en Chef du Chaos, Mathieu Coste (Chief Chaos Officer), est là pour essayer  de  mettre en harmonies les communautés et leurs terroirs.

    Repères : 

    Article : La disparition des centres commerciaux 

    Magazine: L’incroyable encyclopédie musicale

  • Culture en ville et alimentation

    La ville serait née de l’agriculture, car cette dernière permet la stabilité d’une population sur une zone donnée, et lui assure la nourriture sur toute l’année. Une ville hérite-t-elle de l’âme de sa campagne ? En tout cas la réapparition de l’agriculture urbaine, est à observer à ce titre : fera-t-elle par exemple évoluer les commerces d’une ville ?

    ville d’Arcueil s’est lancée cette année pour structurer l’organisation d’une ville comestible, où le végétal est compris comme une ressource.

    Mike Metz, certifié en permaculture, se faisait récemment cette réflexion, suite aux rencontres et aux échanges réalisés avec d’autres paysans en France et à l’étranger :

    « En matière de potagers et d’agricultures locales, j’ai découvert qu’aux USA et au Canada, il y a des agriculteurs urbains qui travaillent sur petites surfaces et en circuits courts, et qui produisent beaucoup sur leurs parcelles. Ils suivent ou s’inspirent pour la plupart d’approches méthodiques (SPIN-farming, agriculture biointensive), dont les moteurs sont notamment des agriculteurs/formateurs comme Eliot Coleman, John Jeavons ou Jean-Martin Fortier, eux-même inspirés par les travaux des maraîchers parisiens du 19e siècle.
    Les américains ont très bien -chacun à leur manière- formalisé des méthodes intensives et bio pour faire pousser fruits et légumes sur petites surfaces et les vendre en circuits courts. En Amérique du Nord, la commercialisation en circuits courts est peu ancrée dans les pratiques, et synonyme de prix plus élevés qu’en Europe pour les produits bio.
    Si les méthodes d’Amérique du Nord sont transposables d’un point de vue cultural, elles nécessitent à mon avis d’être affinées pour atteindre un chiffre d’affaires suffisant afin d’être à l’équilibre financier et humain. Ceci étant dit ces approches en petites surfaces en bio-intensif semblent bien plus intéressantes plutôt que de faire du maraîchage bio avec un tracteur :
    – moins de fatigue ou d’efforts physiques car moins de distances à parcourir,
    – moins de coûts pour l’activité et sa maintenance : moins de consommation d’énergie fossile, moins de surfaces de sol à couvrir en couverts de forçage, etc.
    – moins d’investissements financiers au départ : un gros motoculteur professionnel et ses 3 outils neufs coûtent un peu moins de 10.000 euros, alors qu’un tracteur avec ses outils coûte de 20 à 50.000 euros, les outils manuels professionnels sont plus petits que les outils motorisés et moins coûteux, etc.
    Les avantages sont nombreux à énumérer. »

    Cette méthode peut amorcer une décélaration de la demande énergétique, apporter une meilleure qualité nutritive des aliments, diminuer la pollution sonore et atmosphérique. Par ailleurs, les déchets sont très réduits. Ces aspects, apportent un contrepoids au manque relatif d’efficacité économique. Ecologie et économie ont d’ailleurs une racine en commun, le terme « Eco » signifiant maison. Différencier les deux, ou les opposer, est prononcer un éloignement avec notre milieu naturel. 

    Repères: 

    – Article : Une ferme urbaine à Lille

     

  • Pays et terroirs, cartographie et cadastre : la synthèse OpenStreetMap ?

    Pays et terroirs

    Les romains ont construit une civilisation très évoluée, dont de nombreuses traces existent encore, par exemple dans la viticulture, ou l’urbanisme. Et l’on pourrait même découvrir que cette civilisation a été la plus urbanisée et la plus architecurale des civilisations… 100 % bio…

    Une organisation administrative, avec entre autres les Pays (pagus), était en place, et permettait un quadrillage qui allait même jusqu’au cadastre. Desservie par un réseau de route dont certaines sont encore utilisées, que ce soit en automobile ou à pied, cette organisation administrative permettait d’exploiter de très nombreuses ressources naturelles.

    Aujourd’hui, et c’est un terme qui a conservé sa place dans le vocable administratif, alors que le terme de Terroir est devenu assez rare. Plutôt lié au peuplement, avec des racines beaucoup plus locales et profondes, le Terroir est en quelque sorte une somme de territoires, et il est constuit de toutes les nuances de ses habitants, et de ses conditions naturelles.

    Cartographie et cadastre


    Cartographie et cadastres sont le témoin de ces deux cousins aux histoires parallèles, terroir et pays.

    Descartes était géomètre, et mathématicien.

    C’est lui qui le premier, a appliqué l’algèbre à la géométrie, ce qui apporta une grande révolution dans la cartographie : elle est passée de la triangulation, avec les chaines d’arpenteurs, aux systèmes de coordonnées. Cela a permis au cartographe d’affiner ses cartes, sur son bureau, alors que le géomètre continuait d’aller sur le terrain.

    La cartographie est à plus petite échelle que le cadastre. Elle est apparue dans sa forme moderne, avec des systèmes de coordonnées, vers le 17 me siècle. En France elle a été poussé à son maximum avant cette époque, par Cassini. Elle est projetée, ce qui limite la déformation sur la page. Elle a des couleurs. Ce n’est pas un document de comptabilité, ni d’enregistrement. C’est un document de localisation. La cartographie permet de disposer les informations, et file l’idée d’aménagement d’un terroir.

    Ces deux niveaux d’échelle, parcellaire et cartographique, portent donc une frontière qui peut se résoudre peu à peu… mais qui reste tout de même très importante. Ce sont en fait deux évolutions parallèles de l’histoire : l’un sert plutôt pour l’administration et les impôts, l’autre plutôt pour la disposition des ressources.
    Ces deux histoires différentes se retrouvent encore sur le papier, et même en informatique. Pour des questions de formats de fichiers notamment, les logiciels de cartographie numérique sont soit spécialisés dans les cartes, soit dans les cadastres.

    Le cadastre est local, il est aujourd’hui beaucoup utilisé en urbanisme. Grâce à l’informatique, il s’améliore (ou se complexifie) régulièrement.Il faut tout de même savoir que le cadastre napoléonien est encore valable dans certaines zones, et que dans ce cas, on ne travaille pas toujours avec une projection géographique.

    Le cadastre est à priori une réinvention de Napoléon, qui a voulu que toutes les parcelles soient mises sur papier. Il date du 18 è. Un cadastre très bien tenu existait déjà sous les Romains, mais à priori pas cartographié.
    L’échelle est tellement grande qu’à cette époque, il n’était pas encore possible d’utiliser les projections. Le document est sobre, peu d’informations : parcelles, batiments, numéros des propriétaires.

    Les couleurs sont en noir et blanc. Sur le terrain, les erreurs de précision entre le papier et la parcelle peuvent être jusqu’à 5 à 10m. La carte, par contre, porte un aspect artistique, et apporte avec les légendes une clé de connaissances qui relie le terrain et l’utilisateur de la carte.
    Traditionnellement, si le cadastre est adapté pour le bio (finalement, les exploitations bio sont tout à fait rentables au niveau d’une ou deux parcelles) la cartographie est pour les conquêtes et les dominations de tous genres (et non pas domestication). Proposer une mutation de la cartogaphie vers un esprit de construction participative, peut être une passage pour construire une paix locale.

    OpenstreetMap : le pont entre les deux

    OpenStreetMap, semble donner la possibilité de synthétiser un certain nombre de ces tensions. C’est un fond de carte dressé par les citoyens « numérisés », avec des passages sur le terrain, et qui a une qualité de mise à jour et de finesse assez convaincante pour que les impots et l’Ign ont reconnu ce fond de carte, en s’appuyant dessus de manière officielle, et le cadastre est aussi officiellement intégrable dans ce « Mashup ».

    La technicité pour utiliser ces outils reste cependant assez élevée, mais le gros avantage d’OpenstreetMap est de passer pas un système universel : Latitude-Longitude. la mouvance d’un tiers lieux, s’exprime aussi de cette manière, et semble profiler une technologie qui fait le lien entre deux méthodes différentes.