SE RELIER, SE METTRE EN MOUVEMENT, SE MOBILISER EN CONSCIENCE, AVEC COEUR ET AMOUR

Catégorie : Actualités

  • Ensemble pour « changer le monde »

    Ensemble pour « changer le monde »

    Seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde y parviennent. Jack Kerouac

    Les colibris et l’incendie

    La légende du colibri (1), chère à Pierre Rabhi, inspire nombre d’entre-nous. « Je fais ma part » . Nous sommes, aujourd’hui, des millions de par le monde à tenter de faire notre part pour essayer d’éteindre l’immense incendie que la démiurgie prométhéenne qui nous anime depuis trois siècles a déchaîné..

    Il n’est plus absurde de penser qu’à relativement brève échéance (un ou deux siècles) l’humanité puisse disparaître (sous l’effet de la montée des eaux – plus de 60 mètres si toutes les banquises fondent – ou parce qu’elle aura été remplacée par des « transhumains », de super-robots plus « intelligents » que nous)..

    Face à un tel incendie à quoi peuvent servir toutes ces gouttes d’eau, fussent-elles des millions ? À rien. Si elles tombent séparément, elles se seront toutes évaporées avant d’atteindre le sol. L’incendie sera toujours le plus fort. Par contre, si elles s’assemblent, toutes, en une pluie torrentielle, alors celle-ci pourra éteindre le feu, alors notre « agitation » ne sera plus « dérisoire ».

    Les nouveaux acteurs

    Telle est la situation où nous nous trouvons aujourd’hui. « Je fais ma part » : la prise de conscience progresse rapidement et les « colibris », les femmes et les hommes engagés dans l’action, sont de plus en plus nombreux ; ils ont à leur disposition de nouveaux moyens de communication, de mise en réseau, de travail collaboratif de plus en plus performants. Manque le déclic qui transformerait en un vaste mouvement, en une vague irrésistible, ces millions de gouttelettes aujourd’hui dispersées.

    Comment les réunir ? Certainement pas selon les anciens schémas. Les nouveaux acteurs sociaux sont « autonomes (2) » : ils ne veulent plus appartenir à des structures centralisées, hiérarchisées, avoir des « chefs » ; ils refusent les idéologies ; ils sont dans l’horizontalité, la transversalité, les réseaux. Beaucoup d’entre-nous travaillons déjà ainsi.

    Si nous ne sommes pas capables de concevoir, ensemble, de nouvelles formes de rassemblement et d’action qui respectent ces conditions, nous n’arriverons à rien : il nous faut inventer du collectif (du politique) hors de l’organisationnel.

    Nous nous trouvons donc dans cette situation d’avoir à bouleverser les structures de pouvoir en annulant, dans ce mouvement, les effets de pouvoir que ne peut manquer d’engendrer ce bouleversement même. Ce qui suppose que nous repensions entièrement les conditions de l’action dite « politique ». Rien de ce qui est maintenant disponible en ce champ (idéologies, formes d’organisation) n’est adéquat à la tâche, urgente, qui nous attend (3)

    Une vague irrésistible

    Les moyens techniques, nous l’avons vu, sont à notre disposition. Et beaucoup travaillent de concert, en ce moment même, à leur amélioration et à garantir leur indépendance. Pour, espérons-le, engendrer l’outil qui rassemblera tous les « colibris » sur un immense réseau et leur permettra, si nécessaire, d’agir ensemble. Un outil sur lequel pourront se retrouver les nombreux réseaux déjà existant mais aussi les acteurs qui veulent rester indépendants. Un outil aussi facilement appropriable que le sont, aujourd’hui, Google ou Facebook. Un tel outil décuplera notre efficacité.

    Mais pour se rapprocher les uns des autres, il faut d’abord se connaître : d’où le besoin d’un annuaire de toutes celles et ceux, structures ou individus, qui sont déjà dans l’action pour changer le monde, sur le terrain, dans les alternatives, dans la transition. Faisons, tous ensemble, l’inventaire, le plus complet possible, des acteurs du changement, classés géographiquement et thématiquement. Nous constaterons alors que nous sommes beaucoup plus nombreux que nous ne le pensons. Et nous pourrons multiplier les contacts entre nous.

    Retrouver du/le Sens

    Manque également une vision qui aide à nous rassembler et à convaincre tous ceux qui n’ont pas encore ouvert les yeux.

    L’action politique ne peut réussir que si elle réussit à « amalgamer des « majorités » qui additionnent des groupes sans ancrage déterminé » … Elle suppose un projet culturel, de société, qui – comme ce fut le cas du projet socialiste – transforme en énergie politique l’exigence morale et le besoin de donner un sens à l’avenir … une « utopie » capable de donner à la troisième révolution industrielle un sens (4).

    L’utopie que Gorz appelle de ses vœux est déjà bien incarnée. Des millions de personnes la vivent au quotidien. Nombre de briques qui serviront pour bâtir la nouvelle société sont en place, ici ou là. Ce qu’il faut faire, maintenant, collectivement, c’est imaginer une nouvelle « architecture ».
    Pas une nouvelle idéologie, un nouveau truc en « …isme ». Juste faire émerger un sens fédérateur. Il n’émanera aucunement d’intellectuels ou de penseurs « éclairés » (bien que nombre d’entre-eux aient une pierre à apporter à l’édifice), mais sera le produit de notre réflexion commune. De la base va émerger une conscience collective (5).

    Nous pouvons tous, selon notre disponibilité, participer à la rédaction d’un nouveau « Manifeste », ouvert et évolutif, un « work in progress » qui rassemble autour de lui, pour son élaboration comme pour sa diffusion, un maximum d’entre nous. Commençons par en proposer une ébauche, quelque chose de fort dans son contenu et de percutant dans sa forme.

    Seul, dans sa fragilité, le verbe peut rassembler la foule des hommes pour que le déferlement de la violence se transforme en reconstruction conviviale (6).

    S’engager

    Pour enclencher le processus, initier la démarche, il faut une action volontariste. Que toutes celles et ceux qui sont intéressés par ce projet de transversalité entrent en contact, commencent à faire un « inventaire », réfléchissent à une esquisse de « Manifeste », enclenchent le mouvement… Créons, pour cela, une structure informelle, ouverte, évolutive, transparente : ainsi autonomie des acteurs et ébauche d’une pensée et d’une action collectives ne s’opposeront plus mais, au contraire, s’enrichiront mutuellement (7).

    Isolés, les colibris ne servent « à rien » ; or, sans eux, rien n’est possible : c’est en dépassant ce paradoxe que nous pourrons espérer faire reculer l’incendie.

    Bernard Vatrican

    1 – Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt.
    Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
    Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.
    Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit :
    « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
    Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

    2 – L’autonome est un individu qui refuse l’appartenance et la compétition, qui est responsable, qui a le sens de l’altérité, qui est donc en lien avec les autres et avec le monde ; un individu non individualiste.

    3 – Jean-Tousaint Desanti, Sur la crise, in Encyclopedia Universalis, Supplément 1980, Organum, tome 1, page 7.

    4 – André GORZ, Métamorphoses du travail Quête du sens, Galilée, 1988 ; p. 125-6. Gorz cite, ici, Peter Glotz (secrétaire exécutif du SPD de 1981 à 1987), Manifest für eine neue europaïsche Linke, Berlin, 1985.

    5 – Serge Mongeau, le père de la simplicité volontaire, au Québec.

    6 – Ivan Illich – La convivialité – (v. f. en collaboration avec Luce Giard et Vincent Bardet) – Le Seuil, 1973 ; p. 157.

    7 – nstituant, ainsi, une praxis qui corresponde aux vœux de Castoriadis : en rien « l’application d’un savoir préalable » mais s’appuyant sur un savoir qui émerge de l’activité elle-même, interdisant par là toute position d’extériorité et de domination – D’après Philippe Caumières, in Autonomie ou barbarie, ouvrage collectif sous la direction de Manuel Cervera-Marzal et Éric Fabri, le passager clandestin, 2015 ; p. 205.

  • Pourquoi ce nom ? Ce logo ?

    Pourquoi ce nom ? Ce logo ?

    ChezNous ? D’où vient ce nom ?

    ChezNous est une façon simple de rappeler que nous avons tous une maison commune : la planète terre est notre demeure.

    Au regard des missions que nous nous sommes données, nous avons choisi de faire de ChezNous un bien commun. ChezNous agit au service et en collaboration avec toutes les énergies permettant de construire un monde de paix au profit des enfants du monde.

    Comprendre notre logo

    Nous avons choisi les couleurs du logo en pensant à la tradition kabile qui associe le jaune au soleil, le bleu à la mer, le vert à la nature et le rouge au sang pour nous rappeler que nous partageons tous cette approche du Vivant.

    Nous avons choisi l’écriture MotWiki en clin d’œil à l’un des fondements de cet outil de publication sur le Web. Le MotWiki permet de créer très facilement des liens entre des pages de contenus. ChezNous se donne comme mission d’être un facilitateur de liens sociaux afin de favoriser l’action collective. L’utilisation de l’écriture wiki est aussi motivée pour rendre hommage à la CommunautéWiki qui explore depuis des années de nouvelles formes de coopération et d’organisation collective.

    Si le Nous est en gras, c’est pour souligner notre volonté d’affirmer collectivement notre conscience d’interdépendance.

  • Les Nouveaux Colporteurs

    Les Nouveaux Colporteurs

    La mère, … j’ai quelque chose pour vous !

    Là, … dans le dernier casier de ma boîte à malices …

    Ainsi pouvait interpeller dans la foule du marché le colporteur du siècle dernier en proposant alors une tisane souveraine pour soulager les trois quarts des maux dont l’humanité est affligée : diabète, indigestion, rhumatismes, acné, séborrhée…

    Le Colporteur du vingt-et-unième siècle sera aussi, comme son aïeul, ce marcheur infatigable, ce messager porteur de nouvelles …et d’une relation de qualité entre le citoyen, la technique et la société

    Contexte et objectifs du projet Le colportage est aujourd’hui perçu comme une activité pittoresque plutôt associée à la mendicité.

    C’est pourtant une pratique ancestrale dont on trouve déjà des traces au XVème siècle, et ce véritable métier a joué au 19eme et au début du siècle dernier un rôle essentiel dans la vie des français. Présents sur l’ensemble du territoire et proposant leurs produits jusqu’aux zones rurales les plus reculées, les “porte-balle” font alors partie intégrante du monde des campagnes et des petites bourgades. Ils sont des personnages connus et attendus qui, tout à la fois, amènent les outils de la distraction et les nouvelles de la ville. Le colporteur est alors le lien qui unit les hameaux aux villages et les communes aux chefs-lieux de cantons il est porteur de culture et de la modernité.

    Mais cette activité a périclité en raison de son inadaptation aux évolutions de la société en matière de transport et de l’inadaptation des produits proposés (almanachs, chansonnettes, produits de mercerie etc…) qui constituaient le fond de commerce des colporteurs et qui sont devenus obsolètes face aux propositions de produits du quotidien faites par des marchands ambulants locaux ou des voyageurs de commerce, nantis d’une voiture à cheval et transportant un stock beaucoup plus important, vendant aux particuliers ou jouant le rôle de grossistes ambulants auprès des mercières et des quincailliers des villages.

    Et puis, au cours des années, dans nombre de domaines, nous avons glissé du citoyen à l’usager ou au client dans une révolution qui est tellement passée inaperçue que la nature et la finalité de l’usage des biens et des services ont été oubliée et que seul l’acte économique a été perçu et non plus ce qui relevait de l’échange.

    Dans le contexte qui est aujourd’hui le nôtre, à partir d’une interrogation sur la place et l’usage de la technique et l’utilité des produits logiciels et des moyens de communication dans leur relation avec la société et le citoyen, le Nouveau Colporteur se fixe pour ambition de penser des services de proximité qui “fasse société”, qui encouragent la participation et la solidarité via la création et l’affiliation à des réseaux de citoyens.

    Le projet nouveau colporteur repose sur l’idée simple que la maîtrise des usages des biens et des services issus de nouvelles technologies par les usagers nécessite de réinventer la proximité car ni l’individu ni la technique ne peuvent être déconnectés et se passer du monde qui les entourent.

    Le principe d’activation du nouveau Colporteur repose sur le paradigme que la technologie ne fait pas disparaître le lien social à la condition de considérer l’absurdité du concept de “village global” s’il n’existe pas simultanément d’espaces et de villages locaux et d’habitants qui puissent échanger et communiquer entre eux sur des modes non virtuels et instrumentés mais réels.

    Pour le nouveau colporteur, les outils techniques de communication ne sont pas un substitut aux relations de face à face : nous sommes faits de chair et d’os et l’humanité est en premier lieu une rencontre physique à l’autre.

    Il s’agit de permettre le développement d’une nouvelle activité, d’un bouquet de services de proximité qui reposent sur la promotion de la communication et des logiciels libres et des usages des logiciels relationnels avec la création de réseaux d’utilisateurs locaux et la distribution de biens culturels basés sur les nouvelles technologies et internet ; ces objets constituant actuellement le plus dynamique espace de liens sociaux et de formation mutuelle que l’on puisse imaginer.

    Le nouveau colporteur est un éducateur populaire non sédentaire dont l’activité repose sur la distribution directe d’objets communicants. Cette activité repose aussi sur un réseau de compétences qu’il s’est constitué pour lequel il réalise du courtage en prestations lorsqu’il ne peut intervenir lui-même.

    Le but du projet nouveau colporteur est de proposer un éventail de services qui permettent une appropriation sociale des nouvelles technologies dans la proximité.

    Face à des contraintes nouvelles, le projet nouveau colporteur fait le pari de pouvoir faire naître une organisation, une coopération et une communication interpersonnelles d’un type nouveau qui vont permettre à des synergies d’un modèle cellulaire humain en réseau de se développer.

    ‘Les objectifs et missions de la période d’émergence et de consolidation du projet au cours concernent :’

    • la construction du catalogue du “ Nouveau Colporteur ”. Il s’agit de rencontrer, sur les fondements du projet, différents créateurs d’objets communicants et intervenants et de définir avec eux la nature du contrat collaboratif qui pourrait être mis en place.

    • la validation et la structuration en grandeur nature des intuitions et du travail immatériel d’auto formation et de conception, des expériences diverses menées depuis plus de trois années par le porteur du projet, avec des succès divers, qui ont fondé la démarche.

     

  • L’écosystème des Territoires de la vie locale

    L’écosystème des Territoires de la vie locale

    Yorghos Remvikos, professeur de santé environnementale revient lors de cet entretien pour ecosysteme sante sur les 4 mots composants le titre du master qu’il dirige Santé Environnement territoire et Société

     

  • Patrimoine et usages numériques

    Patrimoine et usages numériques

    Le 19 mai dernier, à Ardes-sur-Couze, s’est déroulé le 1er Laboratoire des Usages Numériques (LUN) sur les thèmes du tourisme et du patrimoine. Initié par le Pays d’Issoire Val d’Allier, dans le cadre d’une démarche menée par le Conseil Régional d’Auvergne, cet atelier a rassemblé une soixantaine d’acteurs : associations, institutions, entrepreneurs et professionnels du tourisme.

    En sous-groupes, ont été abordées différentes thématiques parmi lesquelles la valorisation du patrimoine. ¾ d’heure étaient accordés pour émettre nos points de vue relatifs à l’enjeu du développement des nouvelles technologies et de la dématérialisation des données.

    ChezNous était présent. Voici ce que nous avons retenu.

    Comment le numérique peut-il être un levier de dynamisation du territoire, en matière de patrimoine (naturel et culturel,  architectural et mémoriel) ?

    Les acteurs rassemblés autour de cette question se sont accordés à dire que la démarche vise non seulement les visiteurs mais aussi, et surtout, les habitants dont le public jeune.

    Les outils numériques visant à valoriser le patrimoine s’adressent ainsi à l’ensemble des personnes à même d’être intéressées par approfondir sa connaissance du territoire.

    1. Une démarche pédagogique : mieux connaître son territoire

    Les acteurs présents se sont enthousiasmés pour la création d’un « Wikipédia local », sorte d’encyclopédie numérique à laquelle chacun(e) contribuerait : autant l’acteur associatif patrimonial détenteur d’un savoir spécifique que l’habitant ou le touriste qui vit le territoire.

    La valorisation du patrimoine s’effectuerait dès lors par la mise en commun d’informations et de ressources à la portée de chacun(e) : descriptifs par les acteurs associatifs compétents, récits et témoignages d’anciens habitants, photographies de visiteurs que viendraient compléter les plans cadastraux mis à disposition par les mairies, par exemple.

    Au delà de l’inventaire et de l’archivage des données, il s’agirait fondamentalement de partager des connaissances en donnant à voir différents points de vue. L’intérêt des usages numériques réside ainsi dans la possibilité d’accéder à la fois à l’expertise du géobiologue, à la mise en perspective par l’historien ou encore au regard de l’artiste sur un même territoire ; mais aussi, de pouvoir poser des questions, commenter et abonder en informations en tant qu’habitant passionné ou curieux.

    En partageant ainsi leurs connaissances, on peut supposer que les habitants vivront d’autant mieux leur territoire, valorisant par là –même leurs savoirs.

    2. Une démarche participative : faire vivre son territoire

    Il a bien été souligné que la condition préalable demeure toutefois la maitrise des supports d’expression.  La participation citoyenne à la valorisation patrimoniale au moyen d’outils numériques repose autant sur l’accès aux applications et outils de communication qu’à la culture de  nouveaux savoir – faire.

    Il s’agit alors d’accompagner ce mouvement par de la formation aux usages collaboratifs qu’offrent les outils numériques. Des ateliers dédiés à la mise en commun de données sur le patrimoine peuvent être une façon d’apprendre comment photographier et mettre en ligne, rédiger et publier, effectuer des recherches, réaliser une cartographie, etc. Bref, partager de façon co-opérative des données numérisées.

    Il est à noter que l’ensemble des acteurs a intérêt à :

    • coopérer pour éviter de reproduire les mêmes informations,

    • mutualiser des ressources et des compétences communes,

    • contribuer pour façonner une ‘communauté de savoirs et de pratiques’ complémentaires.

    Par la mutualisation de ces données, à laquelle participe directement le mouvement d’Open Data, s’esquisse alors un bien commun informationnel. Les informations, tantôt sectorisées, deviendront accessibles à tous, contribuant à enrichir et dynamiser le regard des habitants sur leur patrimoine.

    3. Une démarche ludique : tisser de nouveaux liens

    Toutefois, les usages numériques ne sauraient être exclusifs ni les nouvelles technologies faire écran à la réalité tangible qu’offre le territoire. Les différents acteurs de ce 1er LUN ont ainsi bien souligné la nécessité de maintenir et développer les interactions avec  le «réel».

    L’exposition virtuelle ou en 3 D (dimensions) d’un site ne saurait donc donner une vue exhaustive mais plutôt offrir une « bande-annonce » invitant à la découverte in situ.

    D’autres exemples ayant fait leurs preuves pourraient se multiplier et ainsi diversifier l’expérience vécue sur le territoire : circuits de balades avec QR codes,  jeux de pistes de type géocaching, etc.

    La réalité du territoire apparaît alors augmentée par la capacité d’accès supplémentaire qu’offrent les applications numériques.

    L’expérience réellement vécue est démultipliée par différents canaux d’accès, à l’instar des guides bénévoles qui une fois contactés par internet peuvent animer une rencontre sur le terrain : http://www.greeters.fr

    Une convergence d’acteurs, professionnels du tourisme ou habitants,  animera et enrichira ainsi les savoirs sur le territoire et son patrimoine. Disposés aux usages collaboratifs du numérique, les acteurs professionnels et associatifs rassembleront des données aujourd’hui disparates, et construiront avec la participation des habitants, également sensibilisés à ces enjeux, un système d’informations territoriales.

    4. Une démarche à expérimenter ensemble :

    Manifestement prêts à passer à l’acte, les acteurs en présence se sont questionnés sur les modalités de mise en œuvre d’un tel support d’informations contributives. Le débat a notamment porté sur l’accès libre des données (open data) ou la hiérarchisation et la validation des contenus.

    Le constat a été fait que les technologies numériques permettent de retrouver rapidement les informations  avec la possibilité d’utiliser des mots clés (#tags). De telles pratiques facilitent dès lors l’organisation des contenus, certains pouvant être validés par les acteurs ressources et d’autres laissés à la responsabilité de leurs auteurs.

    > Clef d’entrée : sa localité

    Pour commencer, les acteurs préconisent de lancer des groupes “patrimoine” par village.

    En tant que médiateur numérique et média contributif de proximité, ChezNous propose de tester un système d’information en cours de déploiement sur le Pays d’Issoire. L’axe “patrimoine” étant un des axes privilégiés de ses “sites web locaux d’information”, ChezNous propose aux acteurs présents de tester cet usage à la fin d’été 2015.

    L’idée est d’amorcer avec les acteurs volontaires, une arborescence de données numérisées afin de dessiner un «paysage de connaissances» qui participera directement à valoriser le patrimoine local par une reconnaissance des savoirs des habitants et acteurs du territoire.

    Alors, rendez-vous pris ?  🙂

    Pour contribuer à cette démarche, contactez : concierge@cheznous.coop

     

  • Michel Serres : « Google vole la propriété à grande échelle »

    Michel Serres : « Google vole la propriété à grande échelle »

    On ne présente plus Michel Serres, dans une récente interview donnée au journal du dimanche. Il met en avant plusieurs thèmes qui sont au centre de l’action de ChezNous. Tout d’abord il parle de la fonction de « dataire ». Une nouvelle profession dont la mission serait la conservation des données. A l’image du notaire, ce tiers de confiance serait un nouvel acteur de l’économie numérique et proposerait une alternative décentraliser à des acteurs comme Google ou autre GAFA.

     

    Mais au final, c’est toujours être lié à deux Big Brother : le Big Brother du privé ou le Big Brother de l’État. Je propose que pour les données, il y ait une dispersion de gens qui en aient la garde en toute confiance.– Michel Serres

    Il insiste sur la solitude et l’importance de créer de nouvelles solidarités.

    Les métiers distribués par les nouvelles technologies, on peut toujours les faire à distance, chez soi. Du coup, les anciennes appartenances, que ce soient celles des métiers, des religions, des mouvements politiques, sont en train de se défaire et de se défaire complètement. Ces appartenances disparaissent et avec elle d’anciennes solidarités. Il faut en créer de nouvelles.– Michel Serres

     

    Michel Serres emploie l’image de la Tour Eiffel pour illustrer la société hiérarchique qui est en opposition avec la société en réseau. En reconnaissant que « toutes les institutions sont encore celle de l’ancien monde » il se demande « Comment faire pour inventer une nouvelle démocratie? ». Beaucoup d’acteurs sont en train de se poser cette question cruciale pour une sereine intégration de la révolution numérique aux services de l’homme et la nature.

    Michel Serres livre un intéressant point de vue sur la question du pouvoir des marques. Il nous rappelle qu’une marque « c’est le fait de marquer quelque chose ». Reprenant l’image des vêtements marqués à son nom, il nous rappelle que depuis longtemps « La marque vous a volé une propriété, elle vous vend un objet mais elle garde la propriété, puisqu’elle est la marque. »

     

    source : Journal du dimanche du 18 mai 2015

     

  • Raphaël

 Poli, Artiste en résidence à la Maison de ChezNous (printemps 2013)

    Carnet à la main, Raphaël écrit, dessine et réalise des croquis qui s’ils l’inspirent, seront reproduits en peinture grand format ou en sculptures 3D. Un artiste aux multiples facettes qui connaît le langage des planètes…

    Hébergé dans la chambre dédiée à la sagesse et la connaissance, dans l’aile gauche de la Maison (d’après le Feng Shui), tu as séjourné durant un mois au printemps 2013. Qu’est-ce que ton séjour t’a permis de réaliser ?

    Avant tout, j’ai découvert les logiciels libres, ce qui pour moi ouvre à pléthore de perspectives.
    J’ai aussi eu l’occasion de peindre sur des grands formats, de profiter de la nature et de me familiariser avec l’esprit de ChezNous que Mathieu incarne avec beaucoup de finesse.

    Les discussions que nous avons eues m’ont permis de me faire des repères sur la possibilité de créer ce monde que nous souhaitons. J’ai compris aussi en quoi il y a des parts d’utopie, et d’autres qui sont une évolution naturelle de la société.
    Que l’évolution se nourrit de l’utopie, que ce que nous créons est toujours lié à ce dont nous nous sommes imprégnés. J’ai souhaité m’immerger dans l’univers de ChezNous pour cette raison, parce que je sentais que cette façon-là d’entreprendre est en phase avec les nécessités de la société.

    Quel est, selon toi, le potentiel de ChezNous (plateforme et lieu-dit)?

    A mon avis, l’idée d’une conciergerie de proximité remplit un réel besoin. C’est effectivement quelque chose qui manque dans le paysage social actuel. Créer la possibilité de rencontres, de formations, de partage de ressources, consiste en fait à prendre en mains des choses qui sont laissées à l’abandon. »

    En phase de lancement, ce projet s’enrichit des points de vue de chacun. 
Recommanderais-tu d’y venir ? Pourquoi ?

    Oui je recommanderais d’y venir, comme pour se familiariser avec l’idée qu’on peut réellement créer quelque chose sans pour autant entrer en guerre avec le monde.
    C’est cette idée qui m’a donné envie de creuser,… Je souhaiterais que tout mon entourage envisage la possibilité de faire évoluer la société par des actions bien ciblées, citoyennes, non violentes et collectives.

    Comment es-tu arrivé à tes différentes pratiques artistiques ? Quel est ton parcours ?

    Je me suis toujours senti à l’aise en dessin. Ayant étudié la musique au conservatoire, j’ai commencé par tenter d’en faire mon métier. Mais je suis parti avec beaucoup trop d’ambitions !

    Plus tard, j’ai eu un prof de maths pervers et de jolies amies en section arts plastiques. Aussi j’ai sacrifié mon goût des sciences au profit d’une filière artistique. C’est comme ça que je suis entré aux Beaux-Arts de Bordeaux.

    Je dois bien admettre que j’ai un côté rebelle, qui a manqué de cadre. C’est peut-être pour ça aussi que j’ai choisi cette filière non reconnue socialement.

    
Qu’est-ce qui te motive dans la pratique artistique : l’écriture, le dessin, la peinture, la 3D…?

    Ce qui me motive, c’est le fait d’employer ma vie à co-créer : j’ai envie d’être en première ligne en ce qui concerne les vagues de conscience nouvelle. Ce qui suppose accepter le « brouillon » qui est toujours le début de tout !
    Je suis enthousiasmé par le sentiment de découverte, de recherche.

    La 3D m’a vite séduit car j’y ai vu le début d’une matière idéale: solide et facile à modeler.

    Dirais-tu que tu as un style ? Comment caractériserais-tu tes ouvrages ?

    En musique j’ai trouvé mon style au bout de dix ans. Pour ce qui est du dessin, j’ai beaucoup changé de style, et il y a eu des époques où je négligeais cet aspect du travail. Aujourd’hui, je pratique le dessin dans la lignée de la calligraphie chinoise, en méditant sur le trait en train de se tracer.

    Cela donne un style à mon cahier bien sûr. Mais je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est encore « mon » style. Si j’ai un style il me faudra encore quelques années de pratique pour le découvrir.

    De mon point de vue, cette idée d’avoir un style est une façon de s’attacher à son moi. Et le souhait de mon moi n’est pas que je m’attache à lui. Cela peut paraître contradictoire mais cela ne l’est pas.
    Le moi est un reflet de l’infini, et il est naturel qu’à un moment, l’esprit d’éveil se manifeste en nous, et nous fasse voir que ce moi [cette transition] doit être aimé vertueusement, sans attachement excessif.

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    Tu as une grande connaissance de l’astrologie.
    Depuis quand l’exerces-tu ?

    J’ai commencé à étudier l’astrologie en 2001. J’ai réalisé ma première consultation en 2006 mais à l’époque je n’ai pas continué les consultations car j’avais l’impression d’emmener les gens sur de fausses pistes. J’ai donc arrêté les consultations. Lorsque je les ai reprises en 2012 je suis parti sur une méthode précise, et une certaine implication du consultant. Cela a amené de beaux échanges et m’a motivé à poursuivre.

    Comment as-tu commencé ? Pourquoi ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

    J’ai commencé l’étude de l’astrologie pour me faire une idée de l’avenir de l’enfance de ma fille qui est née dans un contexte de rupture. Cela m’inquiétait et j’ai été efficacement rassuré.
    En fait, l’astrologie est une tentative de comprendre le monde, et l’une des plus fructueuses. Mais ces tentatives restent aussi de l’ordre du mental, et il est bon de bien s’en souvenir lorsqu’on y a recours. L’expérience est au-delà de sa représentation.

    Est-ce que cela a changé ta vision du monde ? En quoi ?

    Oui mais je n’en suis pas très content. J’espère plus de ma pratique du Bouddhisme.
    Disons que l’astrologie m’a amené à considérer que ce monde est un lieu d’apprentissage. Cela m’a amené à m’émanciper des repères de la société qui n’envisage la vie qu’en termes de « succès ». J’ai compris que ce qui se jouait dans la vie était bien plus profond, et n’avait pas besoin que les autres s’en aperçoivent.

    Chacun vit quelque chose de grand, de passionnant, d’héroïque, et que cette grandeur-là peut passer totalement inaperçue. Parfois les combats les plus méritoires sont ceux que l’on mène à l’encontre même de ceux qui s’intéressent aux mérites.

    Tu te présentes comme ‘Artiste – Astrologue’.
    Quel(s) lien(s) fais-tu entre ces deux pratiques ?

    Disons que mon nœud sud ce serait « artiste » et mon nœud nord « astrologue », ce qui suggère que je viens de la matrice de création et que je me dirige vers le partage relationnel humain. C’est un peu un rapport de complémentarité entre les deux : l’un est l’extérieur l’autre est l’intérieur. On constate que ce dont on a besoin, c’est la synthèse des contraires ; on
    n’a pas besoin de privilégier l’un sur l’autre.

    écriture en plein air

    Tu poursuis l’ordination en qualité de Bodhisattva. Souhaites-tu nous parler de ta pratique du ZEN ?

    Comme dans toute cette interview, mes propos vont restés succincts, et forcément un peu naïfs et inexacts. Mais je suppose qu’il vaut mieux dire quelque chose qui permette au lecteur de disposer de repères, plutôt que de le laisser imaginer tout autre chose.

    Ma pratique entre dans un cadre souple. Disons que la base repose sur des temps de méditation et de travail au Centre Zen deux fois par semaine, de deux à cinq heures de suite. Ensuite, j’ai un temps de méditation quotidien auquel je me tiens avec souplesse. Mais, il n’est pas évident de savoir quand on passe de la souplesse à la négligence, donc méfiance ! Enfin, il y a les sesshin (retraites) jusqu’à présent j’en faisais deux par ans, et là j’envisage de passer à 5.

    Comment as-tu commencé ? Qu’est-ce que cela t’apporte ?

    J’ai eu un épisode en 2001 où je m’attendais à avoir mon éveil sous un an. J’ai dû tempérer cette ardeur (car j’ai eu une « ouverture du cœur » qui s’est un peu compliquée), et j’ai peu à peu découvert diverses facettes de la vie spirituelle.

    La méditation assise est arrivée entre 2004 et 2008 intuitivement et sporadiquement. C’est en 2009 que j’ai fait ma première sesshin, grâce à Fanny de Rauglaudre. Par la suite ma pratique a été régulière et je l’approfondis peu à peu.

    Difficile de dire « ce que ça m’apporte » parce que cette question me place dans une perspective d’un moi qui viendrait butiner des fleurs. Lorsque j’ai découvert le centre zen, j’ai eu un sentiment que « ça me sauvait » et j’en suis encore sur une sorte de conception de cet ordre, si tant est qu’on ait besoin d’être sauvés ! En fait je découvre la vie que je vis, je l’oriente, je pose des vœux très ambitieux pour tous les êtres et je m’emploie à les faire avancer. Mais la pratique du zen n’est pas quelque chose qui se mène par la volonté seule, il y a des efforts de volonté dans la pratique.

    La voie ne cesse de nous emporter vers l’éveil, parfois de façon violente. La pratique consiste aussi à accepter de faire ce chemin-là. Le zen n’est pas du développement personnel, même si le moi est mis à contribution. La voie nous amène bien au-delà, également à travers les épreuves et la souffrance, qui sont là de toutes façons.

    Contact : raphaelpoli@wanadoo.fr
    Sa page Facebook et son compte twitter centralisent sa production quotidienne (blog, dessins, photos, brèves).

    Photos et propos recueillis par Gaelle Ternisien pour ChezNous

  • La culture de la paix

    La culture de la paix

     Source d’inspiration et de questionnement …

    L’an 2000, Année internationale de la culture de la paix (résolution des NU A/RES/52/15), a été le point de départ d’une mobilisation exceptionnelle : voir l’exposition de l’AICP. A cette occasion particulière, un mouvement mondial pour une culture de la paix a été initié par les Nations Unies dans le but de créer une  » grande alliance  » de mouvements existants qui unisse et fédère tous ceux qui travaillent déjà pour une culture de la paix dans les huit domaines d’action. Ce mouvement se développe à présent dans le cadre de la Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde (2001-2010) (résolution des NU A/RES/53/25).

    En tant qu’organe de coordination de l’Année internationale de la culture de la paix (résolution des NU E/1997/47) et organisation chef de file pour la Décennie , l’UNESCO (résolution des NU A/55/47) a développé un site web interactif (www.unesco.org/cp) permettant aux acteurs du mouvement mondial de promouvoir leurs initiatives et d’échanger des informations et des ressources pour une meilleure interaction. Plus de 75 millions d’individus et des milliers d’organisations locales, nationales et internationales représentant plus de 160 pays en font déjà partie (voir la rubrique « qui participe déjà »). (source)

    Un chemin à suivre ….

    La Culture de la paix : qu’est-ce que c’est ?

    Selon la définition des Nations Unies, la culture de la paix est un ensemble de valeurs, attitudes, comportements et modes de vie qui rejettent la violence et préviennent les conflits en s’attaquant à leurs racines par le dialogue et la négociation entre les individus, les groupes et les Etats (résolutions des Nations Unies A/RES/52/13 : culture de la paix et A/53/243 : Déclaration et Programme d’action sur une culture de la paix). Pour que la paix et la non-violence prévalent, il nous faut :

    • renforcer une culture de la paix par l’éducation : par la révision des programmes d’enseignement afin de promouvoir des valeurs, des comportements et des modes de vie qui vont dans le sens d’une culture de la paix tels que la résolution pacifique des conflits, le dialogue, la recherche de consensus et la non-violence. Une telle approche éducative devrait par ailleurs être dictée par les objectifs suivants:
    • promouvoir le développement économique et social durable : par la réduction des inégalités économiques et sociales, l’éradication de la pauvreté, la sécurité alimentaire durable, la justice sociale, des solutions durables aux problèmes de la dette, l’autonomisation des femmes, des mesures spéciales pour les groupes aux besoins particuliers, la durabilité environnementale,…
    • promouvoir le respect de tous les droits de l’homme : les droits de l’homme et la culture de la paix sont complémentaires : lorsque la guerre et la violence prédominent, il est impossible d’assurer les droits de l’homme; de la même façon, sans droits de l’homme, sous toutes leurs formes, il ne peut exister de culture de la paix…
    • assurer l’égalité entre les femmes et les hommes : par la pleine participation des femmes dans la prise de décision économique, sociale et politique, par l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence contre les femmes, par l’appui et l’aide aux femmes qui se retrouvent dans le besoin,…
    • favoriser la participation démocratique : parmi les fondations indispensables à la réalisation et au maintien de la paix et de la sécurité figurent des principes, des pratiques et une participation démocratique dans tous les secteurs de la société, un gouvernement et une administration transparents, la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, la corruption, les drogues illicites et le blanchiment d’argent…
    • développer la compréhension, la tolérance et la solidarité : pour abolir les guerres et les conflits violents, il faut transcender et dépasser les images de l’ennemi par la compréhension, la tolérance et la solidarité entre tous les peuples et toutes les cultures. Apprendre de toutes nos différences par le dialogue et l’échange d’informations est un processus qui ne peut être qu’enrichissant…
    • soutenir la communication participative et la libre-circulation de l’information et des connaissances : la liberté de l’information et de la communication et le partage de l’information et des connaissances sont indispensables pour une culture de la paix. En même temps, des mesures doivent être prises pour contrecarrer la promotion de la violence par les médias, y compris par les nouvelles technologies de l’information et de la communication…
    • promouvoir la paix et la sécurité internationales : les acquis de ces dernières années en matière de sécurité humaine et de désarmement – dont les traités concernant les armes nucléaires et le traité contre les mines anti-personnelles – devraient nous encourager dans nos efforts en ce qui concerne, par exemple, la négociation de règlements pacifiques des différends, l’élimination de la production et du trafic illicite d’armes, les solutions humanitaires dans les situations de conflit, les initiatives visant à remédier aux problèmes qui surgissent après les conflits…

    « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes,

    c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix… »

    Acte constitutif de l’UNESCO, 1945

    (source )

     

  • Une Coopérative au sens large

    Une Coopérative au sens large

     

    « Une coopérative est une association autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques, sociaux et culturels communs au moyen d’une entreprise dont la propriété est collective et où le pouvoir est exercé démocratiquement. »  — Alliance coopérative internationale3

    La société, dans ses pratiques et ses objectifs, s’appuie sur les principes de la coopération : l’adhésion volontaire et ouverte à tous, le pouvoir démocratique exercé par les membres, la participation économique des membres, l’autonomie et l’indépendance, l’éducation, la formation et l’information, la coopération entre structures ayant des pratiques coopératives, l’engagement envers la communauté et le/les territoires où elle exerce son action.
    Les actionnaires de ChezNous mettant au coeur du projet la coopération, le cadre juridique s’adaptera au fur et à mesure de la conduite des activités de la société.

    Le choix de se constituer en SAS (Société par Actions Simplifiée) à capital variable est retenu du fait de la possibilité d’écrire nos propres règles afin de se conformer à l’esprit du code social, de séparer la détention de capital du pouvoir de décision et de faciliter l’entrée et la sortie dans le capital pour tous les participants potentiels du projet aussi dénommés joueurs.
    En aucune situation, l’argent ne doit être un motif de non participation au projet. Un règlement intérieur pourra préciser la place des participants au projet qui ne sont pas actionnaires. (extrait des Satuts de constituante )

    Déclaration sur l’identité coopérative

    La déclaration sur l’identité coopérative a été formulée par l’Alliance coopérative internationale en 1895 soit 51 ans après les principes de Rochdale. En 1995, lors de l’Assemblée Générale du Centenaire de l’Alliance coopérative internationale à Manchester, une nouvelle déclaration sur l’identité coopérative a été définie et la révision des principes coopératifs a été adoptée1.

    La déclaration a donné lieu à la Recommandation 193 (du 03/06/2002) de l’OIT sur la promotion des coopératives, par laquelle l’OIT invite organisations patronales, syndicales et États à s’impliquer dans leurs champs de compétences pour encourager la structuration coopérative.2

    Après avoir défini les coopératives et leurs valeurs, la déclaration énonce les sept principes de la coopération3 :

    Les sept principes coopératifs

    1. Adhésion volontaire et ouverte à tous. Les coopératives sont des organisations fondées sur le volontariat et ouvertes à toutes les personnes aptes à utiliser leurs services et déterminées à prendre leurs responsabilités en tant que membres, et ce sans discrimination fondée sur le sexe, l’origine sociale, la race, l’allégeance politique ou la religion.
    2. Pouvoir démocratique exercé par les membres. Les coopératives sont des organisations démocratiques dirigées par leurs membres qui participent activement à l’établissement des politiques et à la prise de décisions. Les hommes et les femmes élus comme représentants des membres sont responsables devant eux. Dans les coopératives de premier niveau, les membres ont des droits de vote égaux en vertu de la règle « un membre, une voix » : les coopératives d’autres niveaux sont aussi organisées de manière démocratique.
    3. Participation économique des membres. Les membres contribuent de manière équitable au capital de leurs coopératives et en ont le contrôle. Une partie au moins de ce capital est habituellement la propriété commune de la coopérative. Les membres ne bénéficient habituellement que d’une rémunération limitée du capital souscrit comme condition de leur adhésion. Les membres affectent les excédents à tout ou partie des objectifs suivants : le développement de leur coopérative, éventuellement par la dotation de réserves dont une partie au moins est impartageable, des ristournes aux membres en proportion de leurs transactions avec la coopérative et le soutien d’autres activités approuvées par les membres.
    4. Autonomie et indépendance. Les coopératives sont des organisations autonomes d’entraide, gérées par leurs membres. La conclusion d’accords avec d’autres organisations, y compris des gouvernements, ou la recherche de fonds à partir de sources extérieures, doit se faire dans des conditions qui préservent le pouvoir démocratique des membres et maintiennent l’indépendance de leur coopérative.
    5. Éducation, formation et information. Les coopératives fournissent à leurs membres, leurs dirigeants élus, leurs gestionnaires et leurs employés, l’éducation et la formation requises pour pouvoir contribuer effectivement au développement de leur coopérative. Elles informent le grand public, en particulier les jeunes et les dirigeants d’opinion, sur la nature et les avantages de la coopération.
    6. Coopération entre les coopératives. Pour apporter un meilleur service à leurs membres et renforcer le mouvement coopératif, les coopératives œuvrent ensemble au sein de structures locales, nationales, régionales et internationales.
    7. Engagement envers la communauté. Les coopératives contribuent au développement durable de leur communauté dans le cadre d’orientations approuvées par leurs membres.